AVANT 30 ANS…

Avant tout propos, je tenais à préciser que cet article vise autant les hommes que les femmes.

Les personnes qui me côtoient peuvent attester de mon amour pour les productions cinématographiques d’Afrique subsaharienne, surtout lorsqu’elles sont bien réalisées (loin de moi les comédies théâtrales nollywoodiennes). C’est ainsi qu’un dimanche après-midi où je voulais me détendre, je suis tombée sur une série d’une saison tournée au Nigeria, qui a certainement laissé les spectateurs de l’époque sur leur faim.

Sans vous spoiler, en plus du titre qui pourrait vous laisser deviner le sujet abordé, le mariage est mis sur la table dans l’un des contextes les plus populaires de notre société. Un groupe de quatre jeunes femmes approchant la trentaine vit des schémas sentimentaux différents, s’assimilant à des cercles vicieux dans lesquels elles semblent piégées. Le personnage principal, l’une des quatre, s’est lancé le défi de se marier avant l’âge ultime de 30 ans, avec des raisons que nous pouvons tous citer : la pression familiale, l’avancée de l’horloge biologique, la comparaison sociale et bien d’autres. Le plus ironique est qu’elle finit par tout saboter à force de poursuivre plusieurs relations — et finalement le mauvais homme.

Malheureusement, la société veut nous faire croire que les femmes sont celles qui portent le plus cette pression, au point de l’illustrer dans la plupart des films. J’ai été surprise de constater dans mon entourage que les hommes avaient aussi le désir de se caser autour de la trentaine, mais le vivaient en silence, étant donné que le sujet, du côté masculin, est beaucoup moins abordé.

Aujourd’hui, je suis convaincue qu’il existe plusieurs courants de pensée concernant le mariage avant la trentaine. Pour certains, c’est un idéal, et pour d’autres, c’est tout le contraire : pas de mariage avant la trentaine.

Pourquoi 30 ans ?

On aurait pu croire que 30 ans marquait la fin de la jeunesse tant cet âge suscite des craintes et des questionnements. Pour la plupart, c’est l’âge auquel l’on ressent le besoin d’être stable et sur une voie claire d’accomplissement.

D’un point de vue scientifique, l’espérance de vie étant en moyenne de 60 à 65 ans dans certains contextes, la trentaine est donc considérée comme la moitié du temps de vie sur terre. À en parler, je réalise encore combien notre vie est courte…

Du côté des femmes, il y a le sujet de l’horloge biologique : la fertilité diminue progressivement à partir de 35 ans et devient très limitée après 40 ans. Bien sûr, il existe des exceptions et des bébés dits « miracles » qui naissent même après 40 ou 50 ans ; toutefois, ces cas restent rares.

Ici encore, la volonté de procréer et d’avoir une descendance n’est pas universelle. C’est un choix personnel et donc pas un argument valable pour mettre une pression à qui que ce soit.

Certains parlent du « prime » de la femme, mais la fertilité et le prime sont deux choses qu’il ne faut absolument pas lier. Le prime n’est pas lié à un âge : il dépend de plusieurs facteurs comme la santé mentale, l’entourage, la connaissance de soi et l’entretien physique.

Bien que ces deux facteurs (espérance de vie et horloge biologique) soient une réalité, la maturité pour s’engager et prendre soin d’une famille n’est pas forcément atteinte à l’âge de 30 ans, du côté de l’homme comme de la femme.

Malheureusement, la société a beaucoup évolué ces dernières années, ce qui a créé des fossés entre les générations, de grandes différences de points de vue et une forte dégradation des mœurs. Les femmes sont plus attachées à leur liberté financière et la chérissent parfois plus qu’un mariage, et les hommes restent dans leur zone de confort par crainte de l’inconnu, par frustration et parfois par refus d’entamer le pas vers une réelle maturité.

À celles et ceux qui croulent sous cette pression…

La pression précède la dépression, à moins que l’on arrête l’hémorragie des pensées fatalistes.

Peu importe l’âge que vous avez, rien ne mérite d’affecter autant votre santé mentale, et vous ne devez donner la permission à quoi que ce soit de l’altérer en permanence.

Je suis de celles qui croient que toutes les portes ont une clé et que tous les problèmes peuvent trouver leur solution.

Votre valeur n’est pas définie par un mariage ; c’est plutôt vous qui ajoutez de la valeur au mariage. Et puisque votre valeur existe déjà, prenez le temps de la travailler, de l’affiner.

Comme le vin devient meilleur avec le temps, investissez en vous de sorte que les années futures vous trouvent dans une meilleure version de vous-même, une version dont vous pourrez être fière.

Une suite a été produite, After 30, montrant ces femmes après la trentaine : moins stressées et plus réalistes, poursuivant leurs objectifs avec beaucoup plus de maturité et de sérénité. Il y a environ dix années qui se sont écoulées entre la sortie du premier film et celle de la seconde partie, et un des acteurs qui jouait un rôle clé est décédé, ce qui a certainement modifié le scénario dans la deuxième partie.

S’il y a un « avant 30 ans », il y a aussi un « après 30 ans ». Plusieurs personnes auraient voulu passer ce cap de la trentaine. Si vous êtes toujours en vie après 30 ans, mon conseil à votre endroit est de prendre de la hauteur face à toute tentative de pression et de concentrer votre énergie sur des points positifs et sur les projets que vous souhaitez réaliser.

Après 30 ans, il y a encore plein de choses à vivre…

Avant 30 ans, je vous souhaite…

  • de bâtir des amitiés de destinée

  • de découvrir vos dons et talents

  • de connaître votre identité et ce pour quoi vous êtes créée

  • de guérir de vos blessures et traumatismes du passé

  • de faire des erreurs et d’apprendre

  • d’acquérir le maximum d’expérience

  • de faire des économies

  • de faire ce que vous aimez le plus

  • de vous marier si vous trouvez la bonne personne

  • mais surtout de vivre comme si chaque jour était le dernier, parce que c’est avant tout une grâce de vivre plus de 30 années sur terre.

  • la liste est non exhaustive, je vous laisse compléter la suite en commentaire…

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